Nadine Faraj
La mer s'en souvient (The Sea Remembers)
Description
« Quand mon toit a soudainement été projeté dans le ciel suivi d’un mur, d’une fenêtre,
Et du plus jeune de mes enfants,
Je me suis ressaisi dans le G et le A et le Z et le A.
Je suis devenu Gaza. » — Ibrahim Nasrallah
« Peut-être utilisons-nous la terre comme un endroit pratique pour laisser ces blessures générationnelles se reposer parce qu’elles sont brutalement lourdes. » — Seph Rodney
Ce film est une réponse au traumatisme de voir le génocide à Gaza se dérouler tous les jours à l’écran. Il a été catalysé également par le harcèlement infligé à ceux qui s’élevent contre cette guerre. Ce film se veut une méditation et un refuge — une occasion de métaboliser des émotions impossibles. Faraj suggère que la terre et ses eaux peuvent nous aider à supporter l’insupportable. La bande sonore composée par Taus Jafar al Chalabi est une offrande à ce processus créée dans le cadre de sa pratique de témoignage, de vivre le deuil, et de mémorisation. Le sous-titrage codé, sous la plume du poète Stuart Ross, figure aux fins de l’accessibilité et transmet les humeurs rapidement changeantes de la musique.
La mer s’en souvient (The Sea Remembers) a été tourné sur le littoral de Long Island, New York. Nadine Faraj est une artiste de descendance allemande et irako-juive qui affirme « Plus jamais ça, pour quiconque ».
Année
2025Genre
Experimental Lyrical00:02:29